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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 05:21

Le début de saison a été bien arrosé ... de champagne ! Avec l'arrivée de mon petit Samuel en avril, nous avons trinqué bien souvent. Je suis nouvellement papa et la fripouille m'a tiré de l'Arros en pleine partie de pêche pour que j'accompagne sa maman à la maternité. 

 

DSCN0472

Mon petit Samuel

 

 

Les rivières bigourdanes ont également été bien arrosées ! De fonte des neiges. De pluie. De neige fraîche. La totale depuis maintenant deux mois. Difficile de trouver un créneaux intéressant pour pêcher une rivière en ordre.

 

 

Le mois de mars fut franchement mauvais. Des conditions difficiles avec de l'eau froide, des rivières hautes et surtout des truites par vraiment mordeuses. Sur l'Arros, la Neste ou l'Adour, j'ai beaucoup galéré pour prendre quelques poissons. Les éclosions de march brown furent peu nombreuses et ne faisaient même pas bouger les truites lorsqu'elles avaient lieux. Même en nymphe c'était compliqué.

 

Nicolas CARATY

 

Ces sorties infructueuses sèment le doute dans la tête du pêcheur qui trouve régulièrement des excuses à sa pêche peu prolifique, basées sur des hypothèses souvent erronées.  Le problème, c'est que j'ai un peu cumulé ces derniers temps ce genre de sortie et c'est vraiment pas bon du tout pour la confiance. La progression dans un art quel qu'il soit demande une perpétuelle remise en question personnelle qui peut parfois faire très mal moralement.

 

IMGP0130

 

En avril, il y eu à l'inverse d'excellentes périodes, souvent courtes mais au cours desquelles les poissons étaient bien sortis. Entre les pluies, les grosses montées d'eaux, la fonte des neiges précoce, les grosses chaleurs suivies d'épisodes neigeux, il fallait bien calculer son coup pour tomber au bon moment et ne pas rater ces périodes fastes ! Sur l'Adour par exemple, pendant la pause "déjeuné" du boulot, nous avons fait à deux en une heure jusqu'à 26 truites, dont 19 pour mon compagnon du jour (... quand je parle de remise en question...).

 

IMGP0125

 

Depuis début mai, avec la fonte des neiges qui progresse, le nombre de rivièress est de plus en plus limité et les conditions climatiques sont exécrables. Il est cependant toujours possible de tomber sur des périodes intéressantes. Et la pluie, lorsque ce ne sont pas des trombes d'eaux, favorise les éclosion.

 

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Vraiment un printemps bien arrosé ... et au foie gras...

 

IMGP0118

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 11:12

     Il me manque une série. Une série de nymphe bien sûr. J'ai un seul impératif : utiliser une bille or. Je me tâte sur le modèle. Je monte deux exemplaires. Quasi identiques. Seul la matière et couleur du dubbing derrière la bille change. Le premier modèle dispose d'un dubbing de lièvre mélangé à un matériau brillant. L'autre possède un dubbing synthétique plus raide, plus mate et plutôt roux. Je n'arrive pas à me décider. Les deux nymphes sont belles. C'est décidé, les truites choisiront à ma place. Demain après le taf, j'irais essayer tout ça les pieds dans l'eau !

 

Adour (1)

 

     Avouons quand même que j'ai de la chance de travailler à moins d'un kilomètre d'une rivière aussi belle que l'Adour. Il est 17h30. Direction les courants pour tester ces deux nymphes.

 

Adour (3)

 

    Arrivé sur place, un vent chaud assez particulier souffle au dessus de l'eau. Comme un signe annonciateur d'une étrange aventure qui débute. Vous savez, ce genre d'instant où on est seul au bord de l'eau et où l'on ressent une ambiance très très particulière.

 

    La première nymphe au thorax brillant termine une pointe en 12/100. Je déclenche mon chronomètre. C'est parti, on va voir ce que vaut ce premier modèle...

 

Adour (4)

 

     ... le fil s'arrête. Déjà ? Ferrage ... ça sonde ... première truite à l'épuisette. Jolie en plus. Je regarde ma montre : 1'34 ! C'est quoi cette nymphe de dingue !!!!!!!  Et c'est reparti. Je retourne la suivante, surpris de la touche "à la tombée", en prends deux ou trois autres mais petites que je ne compte pas. Sur la veine juxtaposée au courant principal, les touches sont très nettes. Je pique 2 puis 3 nouveaux poissons. Je comprends dès lors qu'il se passe quelque chose d'incroyable. Cela fait 18 minutes que je pêche, j'ai parcouru à peine 10 mètres et j'en suis déjà à 4 poissons et 5 pitchounes ...

 

Photos-0034

 

     Je comprends dès lors qu'il se passe quelque chose sous l'eau. Tous les poissons de la rivière semblent en poste pour nympher. Dans ces conditions, mon test sur le modèle de nymphe ne sera pas concluant. Je me doute du résultat final mais par acquis de conscience je noue l'autre modèle. Celui avec le thorax roux mat.

 

Adour (5)

 

     Premier lancer ... touche ... ferrage ... combat ... truite à l'épuisette ! Et bien je suis pas plus avancé. Les touches s'enchaînent alors qu'on est encore bien loin de l'heure du coup du soir....

 

Adour (6)

 

... J'ai dépassé les 15 truites, plus de 30 poissons si je compte aussi les petites. C'est vraiment du grand n'importe quoi. J'ai limite honte de profiter d'un tel moment de frénésie trutticole. Je vous assure que je me suis posé à plusieurs reprises la question de savoir si je devais continuer à pêcher ou m'arrêter pour laisser les poissons tranquilles. Cette orgie est totalement indescriptible.

 

Adour

 

   Je change alternativement mes deux modèles mais ça y est, je ne mets plus un seul poisson à l'épuisette. Plus de touche ? Vous rigolez ! Je dois me rendre à l'évidence, la pointe des hameçons est maintenant totalement usées et tous mes ferrages sont conclues de décrochage.

 

IMGP0522 

     Balles neuves ! Et c'est reparti. Bing. Bam. Boum dans tous les sens. Mais c'est pas possible, elles vont pas s'arrêter ! Je prends plus de truite en quelques minutes que dans tous le mois de mars !

 

     Au ras du bloc. Sous les branches. Devant la pierre. Derrière. Près du tronc. Entre deux veines. Ou dans la veine. Partout. Des truites de partout. Totalement folles. Pour vous donnez un exemple, à un moment, après plusieurs prises successives en remontant une veine d'eau, je me rend compte que derrière moi j'ai passé un poste bien marqué mais très dégagé. Je me retourne. J'y suis passé tout près de ce poste. Avec mes gros sabots. Je lance en arrière et fait une dérive aval : boom, châtaigne, ferrage et faut courir après maintenant !!!! Un truc de dingue je vous dit .

 

Photos-0025

 

   Finalement, j'arrêterais avant le coup du soir. Totalement gavé ! 3h20 d'orgie salmonicole ! 250 mètres de parcours pêché. 27 truites comptabilisées. Une bonne cinquantaine en comptant également les petites. Plus de 70 poissons touchés. Un truc de malade je vous dis. Je pense qu'il fallait être là pour le croire ...

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 19:34

Suite de l'article :

 

Jour 6 : nymphe à vue sur le Salat

 

Nous arrivons le jeudi matin sur le Salat. Avant de nous équiper, nous observons la rivière que nous surplombons. Beaucoup de truites sont déjà en poste. De jolis poissons, entre 25 et 35 cm. J'ai l'impression que c'est notre jour de chance. C'est donc avec hâte que nous enfilons les waders.

 

Salat (1)

Le Salat, superbe en cette fin juin.

 

Nous descendons la rivière pour attaquer les courants du bas du parcours. Tout en marchant, j'observe la berge.  Un instant mes yeux se posent sur cette masse monstrueuse aux nageoires démesurées. Je n'y crois pas. Mais où suis-je ? C'est quoi ce délire ! Sommes-nous jour de fête ? Le long de la berge, une énorme fario est suspendue dans 60 cm d'eau. Un poisson colossale ! Nous ne sommes pas d'accord sur la taille estimée avec Laurent. Lui, il dit 50. Je suis pas sûr qu'il ait bien digéré l'apéro d'il y a quelques jours. Non, ce poisson doit faire minimum 60 cm. Regarde çà ! C'est pas des nageoires qu'elle a ... c'est des pagaies !!!

 

Derrière elle, 2 poissons de 25 / 30 nymphent également ... par contre devant elle, personne ! Laurent se poste. Je le guide depuis le haut de la berge car lui ne la voit plus une fois dans l'eau.

 

mouche

Fébrile au moment de nouer la nymphe quand on attaque un poisson trophée !

 

1er lancer bien trop court : "Plus loin et un peu plus à droite"...


2ème lancer trop à l'écart de la berge : "Tu vois la branche qui dépasse ? Elle est juste derrière" ...


3ème lancer ...

 

... Ploc ...

 

... 1 seconde ...

 

... 2 seconde ...

 

... le temps s'arrête pour moi qui voit tout depuis mon promontoire...

 

... Le monstre fait 2 tours sur lui même à fond la caisse ... sans ouvrir la gueule ... totalement affolé ... s'enfuit au large et rejoint les profondeurs ! Bordel mais qu'est-ce qui s'est passé ?????

 

  Nous ne sommes cependant pas abattus car les truites semblent bien dehors.

 

Salat3 (1)

Le Salat

 

  Ce jeudi est certainement la journée de pêche la plus accomplie de cette SPP et celle qui nous a donné le plus de plaisir tant par la qualité du cours d'eau que la diversité des techniques de pêche employées.

 

Trf salat

 

Nous commençons d'abord en nymphe au fil mais nous nous rendons vite compte que ce n'est pas la technique du moment. De très discret nez percent la surface. Nous faisons donc les premiers poissons en sèche. Voir même en sèche à vue ! Génial.

 

DSCN9838

Un peu plus loin, nous passons en sèche-nymphe, et là c'est festival. Le temps passe vite. Il est bientôt midi lorsque nous arrivons sur le premier plat où 5 ou 6 truites gobent régulièrement je ne sais quoi.

 

  IMGP0530

 

Nos passages sont pour l'instant infructueux. CDC, fourmi, ... rien n'y fait ... ça gobe entre nos mouches. Finalement, on arrête un instant de faire les bourrins et on observe. La réponse est sous les feuilles ...

 

Tricho

 

Et hop, un "ptit sedge limousin" et on pique les premières truites !

 

truite salat2 (1)

 

Bon cette fois, il est midi passé. Faudrait peut-être retourner à la voiture pour pic-niquer. Ah oui monsieur, sauf que devant nous sont postées dans une eau suffisamment claire plusieurs truites ! L'occasion de se familiariser avec la nymphe à vue, cette technique qui me fait tant défaut. Allez Laurent, montre moi toi qui a l'habitude...


salat2

 

Ni une ni deux. Pointe en 8/100ème, et nymphe légère. Lancer discret. Ploc. La belle se décale. Ouvre la gueule. Ferrage mesurée. Piquée au ras de la berge, il faut ensuite y aller molo pour épuiseter la truite.

 

truite salat2

 

Et finalement la remettre la délicatement à l'eau ...

 

truite salat2 (3)

 

Bon, à mon tour maintenant. J'ai pas de 8/100ème moi ! Un 10 fera l'affaire...

 

salat à vue

 

Vous remarquerez la posture spécifique du naveur ... pour les résultats qui vont suivre (Tain, j'avais pas remarqué comme mon waders me faisait un si beau cul !)

 

Donc je résume ...

 

pointe en 10/100ème ...

 

approche pas trop discrète ... 

 

lancer arbalète ...

 

ploc ...

 

gouap ...

 

ferrage de malade mental ...

 

casse !

 

J'suis vraiment énorme en nav

 

 

Jour 7 : En mode compétition - La Branlée

 

Nous sommes déjà vendredi. Il bruine. Des conditions parfaites pour faire l'Arros. Mais Laurent est fatigué. Il a compétition ce week-end. Le Championnat de France de Pêche à la Mouche de 1ère division sur l'Ariège, le Vicdessos et l'Hers. Et il doit être en forme. Je fais son coach. Il a terminé 4ème lors de la première manche sur la basse rivière d'Ain et a donc une bonne carte à jouer pour le classement général.

 

D'un commun accord, nous n'irons pas à la pêche aujourd'hui. Au programme : repos et montage de mouche.

 

Mais comme je suis pervers, et comme je sais que ni l'un ni l'autre ne résisterons, j'organise pour le midi un duel sur l'Adour entre Laurent et Julien. 

 

Julien Daguillanes est membre de l'équipe de France de pêche à la mouche, Vice-champion de France rivière 2011 et champion de France réservoir ... bref, l'un des meilleurs compétiteurs au monde (il fut vice champion du Monde en 2008 !). 

 

Comme je l'avais parié, Julien ne résiste pas au défi. Et c'est parti pour une heure de pêche en mode compétition ...

 

Adour3 (1)

Tirage au sort de la rive pour ce duel : rive droite pour Julien, rive gauche pour Laurent. 

 

Je ne m'attarderais pas sur le contenu de cette branlée heure de pêche. Ce ne serait pas raisonnable... et Laurent est mon ami.

 

adour4

 

Non, n'insistez pas ... je ne dirais rien .... de toute façon j'ai tout filmé ... et j'en ferais un article spécifique

 

Quoi ? Le score final ? euh, j'hésite quand même ... dix à quatre ... non finalement je ne dirais rien, pas la peine d'insister.

 

Je félicite quand même mon lolo car moi j'avais pris un jour sur ce parcours 9 à 2 ...

 

... puis 11 à 4 le lendemain sur le même parcours en inversant les berges.

 

 

Jour 8 et 9 : Championnat de France de 1ère division : Ariège / Vicdessos / Hers

 

Pour ces deux derniers jours de la SPP, je fais contrôleur de la dernière manche du Championnat de France de 1ère division de pêche à la mouche. Elle se déroule sur trois rivières : l'Ariège, le Vicdessos et l'Hers.

 

Vicdessos

Sébastien Martin sur le Vicdessos

 

J'accompagne donc Sébastien Martin. Compétiteur D1 d'une incroyable gentillesse. C'est un utilisateur de BDLALA  (Bas De Ligne A L'Arrache !!!). J'ai passé un excellent moment en sa compagnie. Je l'ai suivi pendant 12 heures et jamais je ne me suis ennuyé.

 

Vicdessos (1)

 

La manche sur le Vicdessos n'a pas débuté et on observe déjà de nombreux gobages. Seulement, notre parcours débute à l'amont d'une réserve et la majorité des truites gobent dans la réserve !

 

Vicdessos (2)

 

Sébastien fera une bonne manche avec 7 truites comptabilisées, la majorité prise entre 11h et 12h.

 

L'après-midi, nous rejoignons l'Ariège pour la seconde manche. Nous espérons secrètement faire un gros poisson.

DSCN9893

L'Ariège, début de la seconde manche.

 

La manche commence mal. Une truite d'environ 35 décrochée et une de 50 en maraude qui a fini par nous voir.

ariege

 

Sébastien tarde à prendre la première truite. Il ne néglige pourtant aucun poste.

 

DSCN9917

 

Les minutes passent. Tactiquement, Sébastien avait décidé de passer 1h30 sur le bas du parcours et 2h30 sur le haut. Cela fait 1h15 que nous avons débuté la manche ...

 

Puis ...

 

Lors d'un changement de nymphe ...

 

d'un allumage de Clope ...

 

Après un lancer classique ...

 

et une dérive de quelques centimètres

 

arrive un ferrage un peu désabusé ...

 

Et là, il se passe un gros blanc dans nos têtes :

 

au bout de la canne totalement pliée, un poisson monstrueux et tout jaune transforme la surface de l'eau en bain bouillonnant ! 

 

Mais c'est quoi ce truc de dingue !!!!

 

Après quelques secondes de remue-ménage incroyable, le fish se rétabli correctement dans l'eau et sonde comme un tracteur. Sébastien ne lache rien.

 

ariege (1)

 

Est-ce un choix tactique délibéré pour mieux voir ce qu'il a au bout de la ligne ? Ah non, Séb vient de se prendre un gadin mémorable ... une vautre magistrale  !

 

Il disparaît sous l'eau.

 

Seule la moitié de la canne dépasse.

 

Lorsqu'il ressurgit (sans la clope), son visage est toujours aussi concentré. Le poisson est toujours au bout !

 

On en rigolera plus tard, car là c'est pas du tout le moment ...

 

ariege (2)

Séb ne lache pas un centimètre. Une veine d'eau puissante lèche la berge encombrée face à nous. Si le poisson gagne cette veine d'eau, c'en est fini de nos chances de le voir à l'épuisette.

 

ariege (3)

 

Il n'y a pas un bruit. Pas un mot. Ni de lui, ni de moi. Nous savons tous les deux qu'à tout moment ce poisson peut être perdu. Psychologiquement, on ne s'en remettrait pas.

 

Les minutes sont longues. Le bras doit maintenant commencer à chauffer. Il faudra saisir la première bonne occasion.

 

 DSCN9906

 

Le premier coup d'épuisette est le bon. Et lorsque Sébastien soulève le manche, à la vue du filet semblant bien lourd et bien rempli, nous poussons ensemble un cri très primaire ! 

 

 

 

 

 

TRF60 Séb martin 2012

  Sébastien Martin et sa superbe fario de l'Ariège

 

A ce moment,  nous n'étions plus lors d'une manche de compétition. Nous étions à la pêche, tout simplement. Et nous avons vécu un moment qui restera à jamais gravé dans nos mémoires.

 

TRF60 Ariège Séb martin 2012 (1)

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 18:38

Dès janvier nous avions fixé une date avec Laurent et Vincent. Je les reçois fin juin pour une SPP ! Comprenez Session Pêche Pyrénées. Et quand il s'agit d'une SESSION, c'est une véritable session ! C'est à dire : sans femme; 100% pêche ; et avec bière ! 

 

Gave d'oloron

Vincent et Lolo à la recherche du gobage.

 

Pour l'occasion, j'ai pris une semaine de vacances bien méritée. Imaginez 7 jours de pêche à la mouche non stop fin juin dans les Pyrénées. J'ai prévu de faire chaque jour une nouvelle rivière (Neste, Gave, Adour, Salat...). Les conditions hydrologiques n'étant pas les mêmes selon les bassins versant, nous allons nous confronter parfois à des pêches faciles, parfois à des poissons plus que récalcitrants.

 

Gave d'oloron (1)

A l'attaque d'une truite en maraude sur le Gave.

 

 Vincent arrive le vendredi pour l'apéro. Lolo doit nous rejoindre le samedi soir pour ... l'apéro. Il y avait donc 2 solutions pour vincent et moi  : soit nous restions à l'apéro depuis le vendredi soir en attendant lolo, soit nous allions nous frotter aux truites de la Neste le samedi. Allez, direction la Neste ... il paraît que Vincent veut me mettre une branlée.

 

 

Jour 1 matin : La Neste

 

Neste2 (1)

La Neste, bien trop basse pour un mois de juin

 

Bien que les niveaux d'eaux soient vraiment faiblard en ce 24 juin au matin, nous prenons pas mal de poisson. Enfin, quand je dis nous ...  9 au total à deux, et Vincent a participé avec sa prise . Malheureusement, nous ne faisons pas de beaux poisson. La plus grosse devant faire 26 cm tout au plus.

 

Neste1

Meuh non Vincent, c'est pas toi qui est trop lourd, c'est ta nymphe !

 

 

Jour 1 aprèm : Pêche en eau rapide sur l'Adour

 

L'après-midi sur l'Adour est à l'inverse catastrophique. Pas une truite dehors à part de rares pitchounes, et un poisson bizarre dont je tairais le nom. Pourtant, de l'eau il y a et la rivière très légèrement piquée me semble parfaite. Je pense que le soleil nous a plombé l'après-midi ... puis l'eau était trop mouillée aussi.

 

adour5

Adour : et un capo et un !

 

 

Jour 2 matin : Le Gave de Pau, majestueux

 

Le dimanche matin, direction le Gave de Pau. Habitué de la Dordogne, Vincent va pouvoir s'exprimer sur cette grande rivière.

 

Gave de Pau2

Lolo et Vincent sur le Gave de Pau

 

La rivère est superbe. En ordre. Contrairement à nous. En effet, Lolo nous a rejoint le samedi soir et on a "un  peu" abusé sur l'apéro. Bref, j'ai pas pêché beaucoup pendant cette matinée, préférant récupérer sur la berge ombragée. J'en ai quand même piqué une très grosse... à ben non, c'était une "petite" prise par le dos qui m'a mis la misère...

 

Gave de Pau1

Trop peu d'activité sur le Gave de Pau ... mais qu'est ce qu'il était beau !

 

Pas d'éclosion, pas de gobages, pas de truite. Puis Lolo se réveille. Après avoir lamentablement vomis chez moi dans mon composteur en début de matinée, il commençe maintenant a émerger et enchaine désormais les prises sur le Gave. Malgré tout, que du petit poisson. Il sauve quand même le capo avec une belle truite sur les coups de midi. Vincent et moi restons muet.

 

 

Jour 2 aprèm : Sous le vent, le Gave de Gavarnie

 

Luz (1)

 

On remonte le Gave de Pau pour entrer dans la vallée de Gavarnie. Là encore, je trouve le Gave de Gavarnie en pleine forme, avec un bon débit et un fond superbe. Cela me fait grand plaisir. Pour sûr, les poissons sont de sorti mais le vent de dingue nous empêche de faire des dérives correctes. Du coup, nous retournons et décrochons beaucoup de poisson. J'ai pêché le parcours avec une association sèche et nymphe et parfois le vent me faisait décoller la sèche ! Un truc de fou ... une vraie éclosion artificielle !!!!

 

 

Jour 3 : A la recherche de l'exeptionnel : le Gave d'Oloron

 

  Le lundi soir sonnant déjà le départ de Vincent, à sa demande, nous partons sur le Gave d'Oloron.

 

Gave d'oloron (2)

Observation d'une truite qui nymphe entre les loses. Pas eu le temps de la tenter ...

 

Il faut être honnête, nous n'avons pas eu la chance de pouvoir attaquer un beau poisson. Nous voyons quelques gobages certes mais ce n'est pas du gros poisson. Et en plus, elles sont pas simples les garces ! Vincent voit quand même  une 50+ et Laurent en fait partir une grosse en escaladant un rocher. 

 

Gave d'oloron (3)

En voilà une à table ! Qui veut la ...... caler ?

 

Cette rivière, c'est quand même une pêche à part, dans un décor de rêve et les émotions sont souvents intenses. Une bonne rigolade aussi quand Vincent tente de traverser le Gave à plusieurs reprises...

 

 

Jour 4  : De retour sur la Neste

 

Un peu triste le mardi matin, notre compère est parti. Nous partons avec Laurent sur la Neste et nous y restons la journée, les poissons étant relativement coopératifs !

 

Neste

 

Le matin, nous faisons quelques prises en pêchant en nymphe, les gobages étant toujours inexistants. Toujours pas de grosse truite mais des poissons d'une taille moyenne assez correcte.

 

TRf neste

Décidement pas grosses les truites lors de cette SPP 

 

L'après-midi nous nous séparons. Lolo passe alors plus de 2 heures sur à peine 150 m de parcours. Dans un trou, il tente à vue un poisson apathique d'environ 50 cm qui jamais ne se décalera prendre la nymphe ...

 

Neste (1)

  Discrétion sur les lisses de la Neste.

 

De mon côté, je me fais plaisir en pêchant en sèche-nymphe. Les poissons sont mordeurs et ça fait du bien voir ces gueules qui montent sur la sèche.

 

Neste2

 

 

Jour 5 : Une journée sur l'Adour

 

Mercredi matin sur l'Adour, on se laisse quelques centaines de mètre de parcours chacun avec Laurent. Bien nous en a pris, car nous faisons une matinée mémorable avec 20 poissons pris à deux. 11 pour Lolo, 9 pour moi.

 

Adour

Une bonne pêche le matin sur l'Adour


Je me fais bien plaisir en début de matinée en alignant 5 poissons en nymphe au fil posé. Sans compter les petites. J'en rate aussi autant ... rapides ces truites ! Puis un peu plus haut, je prends que du  beaux poissons. Certaines me mettrons de bonnes claques au démarrage

 

adour5 (1)

L'Adour, une rivière pour la nymphe au fil. 

 

Lolo, lui, cartonne terrible. Toujours en nymphe. Les prises s'enchainent.

 

TRf adour (1)

La première de la matinée pour Laurent, une femelle bien grasse.

 

A midi, la chaleur devient étouffante. Nous mangeons à l'ombre au bord de l'eau. Il doit faire 35°C aujourd'hui et rechausser les waders est limite suportable. Première très grosse chaleur de l'année ...

 

baignade

Un nico en nymphe à vue ça se tente !

 

Avec cette chaleur et ce soleil de plomb en pleine après-midi, on comprend très vite que la peche va être difficile.

 

Adour2 (1)

Concentration pour ne pas rater le peu de touche que l'on a.

 

Cela fait parti de la pêche. Les poissons ne sont plus dehors. Il faut éviter le capo. Prendre une truite dans ces conditions est déjà bien. Rester concentrer, ne rien négliger. LA seule truite active peut être partout.

 

Adour2

   

Et puis la délivrance arrive.  A force de persévérance.

 

Adour (2)

 

Efficacité maximale : 1 touche = 1 poisson ! Vraiment très difficile cet après-midi ...

 

TRF adour2

Beaucoup de punch ces truites de l'Adour, ça m'étonnera toujours.

 

La suite de la semaine 100% pêche au prochain article ! Au programme : Salat, Adour, Ariège et Vicdessos... à la semaine prochaine.

 


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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 22:00

Voilà 1 mois que la saison de pêche a débuté. Il est temps de tirer un premier bilan mensuel (mi-mars / mi-avril 2012). Il sera bref. Très bref...

 

Comment dire.... Euh .... bon .... allons y :

 

C'EST LA LOOSE !

 

Bon dieu que ce début de saison est particulièrement difficile. Certes, il y eu quelques excellents moments qu'il n'aura pas fallu louper mais ceux-ci furent bien trop rares.

 

En cause à mon avis : des rivières aux eaux vraiment très froides. Trop froides. A tel point que même dans de bonnes chaussettes et sous un épais néoprène, mes pieds ont morflé !

 

Quelques fait marquants de ce début de saison pour bien vous brosser le tableau :

 

- 2 capos de suite sur la Neste la semaine de l'ouverture (ça m'étais jamais arrivé en 9 ans)

 Neste

Neste : Dur dur en ce début de saison

 

- de splendides éclosions sur l'Adour sans voir un seul poisson dehors (j'ai toujours pas compris d'ailleurs ...)

 

éclosion adour

Adour : De superbes éclosions ... qui ne font même pas sortir les poissons 

 

- des truites sur l'Arros qui ont passé la majeure partie de leur temps sous les cailloux, ne sortant qu'à chaque montée d'eau (et comme il n'y en a eu que 2 légères en 1 mois ...)

 

Arros

Arros : pas mieux

 

 

- une éclosion de March Brown de malade sur le Gave de Pau et un seul gobage de vu !!!! (nan en fait 3 mais pour les 2 premiers on n'était pas encore prêt  )

 

Gave de Pau

Gave de Pau : des mouches oui, des gobages non !

 

 

- un temps idéal pour une belle sortie sur le Gave d'Oloron, se terminant par la prise d'un gros .... rhube

 

Gave d'Oloron

Gave d'Oloron : On a pris un gros mais alors vraiment un gros ... coup de froid 

 

 

Voilà pour ce qui était de la pêche en elle même. Bon j'exagère à peine, il y eu aussi de bonnes sorties... et puis aussi :

 

- une grosse gamelle, conduisant à un bon bain, provoquant un gros .... rhube aussi

- une Marryat Tactical cassée

- des mouches dans les arbres

- un nouveau fil fluo bicolore neuf devenu unicolore avant d'être débalé , c'est nouveau ça vient de sortir !

- deux grosses branlées de suite sur Bagnères

- une sortie pêche de 45 minutes pour 2h de trajet !

 

 

Espérons que les prochaines semaines soient meilleures ...

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 12:26

 

 La fermeture des lacs de montagne ? Pourquoi pas ! Rendez-vous est pris avec les potes. On emmènera les cannes mais aussi les femmes. Reste donc à trouver une randonnée par trop difficile pour éviter les râleries du genre "c'est encore loin"...

 

Ce sera les lacs du Bastan, aux limites de la Réserve du Néouvielle, en vallée d'Aure. Il s'agit de trois lacs totalement différents :

 

- le lac inférieur à 1h / 1h15 de marche est le plus proche mais aussi le plus petit et certainement le plus pêché. De forme plutôt arrondie, il est très agréable.

 

- le lac du milieu à 1h30 est peut-être le plus joli car très découpé. Il est néanmoins peu profond. Un lieu idéal pour pic-niquer.

 

- le lac supérieur à 1h45 est le plus grand mais aussi le plus profond. Une partie du lac est bordé d'un imposant et prometteur éboulis.

 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:29

Le dimanche de l'ouverture, à 500 km de là, mon frangin m'appelle : " AHHHH.... J'AI UNE TRUITE DE 70 cm SOUS LES YEUX !"

 

Je lui laisse le soin ici de vous raconter la suite :

 

 

" Ouverture de la truite 2011, à jamais dans ma mémoire.

 

    Premières vacances de l’année en ce début de mois de mars, départ d’une île de méditerranée pour rejoindre le département des Deux-Sèvres, revoir un peu la famille et perpétuer la traditionnelle ouverture de la pêche à la truite sur la Boutonne. Première nuit avant le jour J et déjà un rêve qui s’annonce prometteur : une truite monstrueuse avec une gueule aussi dure que celle d’un crocodile. Problème mes hameçons ne sont assez forts pour la piquer ! Réveil douloureux, samedi commun où bien trop de pêcheurs se retrouvent, des truites à gogo se jettent sur les vairons, vive les lâchers ... Qu’importe, le ferrage est rodé, les lancers sont calés, le dimanche se fera sur une zone beaucoup plus calme d'une autre rivière.

 

truite dans mes pieds (1)   Rêve de veille d'ouverture. 

 

   Départ pour la ... (là je coupe les propos de mon frère car j'y vais justement cet été pour le mariage du parrain et je la garde pour moi la mémère), très peu de touches. Seul mon cousin Romain pique une truite devant mon nez, j’étais pourtant passé. Faudra que je le surveille celui-là, va finir par être plus malin que moi ! Mon père et mon oncle Jean-Michel sont loin derrière (comme souvent...). Tout le monde finit par se rejoindre dans un méandre, tout le monde est prêt...

 

   J’entends Romain gueuler. Il vient de rater une truite comme dans un sketch de Gaston Lagaffe : mauvais lancé, vairon à la surface de l’eau mais fil dans grosse branche, par chance une truite gobe son vairon, mais mauvais ferrage et vairon coincé dans grosse branche. Bilan, Romain dit qu’elle est grosse. Je monte vers son vairon et mes polarisantes me font peur, est-ce une carpe qui remonte la rivière ? Difficile à distinguer, le poisson est très gros, le dos très large et le corps très haut. Il remonte doucement la rivière. Après observation, je fini par conclure qu’il s’agit d’une truite énorme, je lance mon vairon, elle le snobe et je la perds de vue. Je vais donc me placer un peu plus en amont Romain se met sur la rive opposée. Papa et Jean-Michel cherche le poisson... Soudain, un gros gobage crève la surface, poisson repéré. Romain essaye un vers (l’est pas si malin que ça en fait, je te dit qu’elle gobe la truite ! elle creuse pas !!). Pas de canne à mouche sous la main, tant pis je passe un petit Rapala en surface, elle monte mais je rate mon ferrage. Trop de pression, je sens plus mon cœur ! A tout hasard, je lui propose un streamer, un popper, une cuillère. Rien n’y fait, elle revient prendre je ne sais quoi en surface une troisième fois. A force d’insister le poisson finit par partir. Nous le retrouvons 10 mètres plus bas sous un amas de branches. Jean-Michel lui pose un vairon vivant sous le nez. Sans effet. Après plusieurs essais le poisson finit par se barrer dans un trou en aval. C’est fini pour la journée.

 

son poste

     Son poste de repos

 

   Le lendemain je décide de retourner au même endroit, à la même heure mais armé de la canne à mouche. Elle n’est pas de sortie. Je patiente une bonne heure, toujours rien. Je fini par pêcher en nymphe dans le trou où elle s’était calée la veille. Je passe et repasse et paf, elle se barre dans mes pieds et remonte 10 mètres plus haut. Je la suis, et je n’en crois pas mes yeux, elle se cale à moins d’un mètre de moi, au pied de la berge.

 

truite dans mes pieds

    Toute proche et pourtant si loin de l'épuisette !

 

Je laisse descendre ma nymphe. Rien, ça ne convient pas. Agacé de la voir si près, je tente de l’énerver en dandinant une grosse nymphe à 10 cm de son nez. Ça marche, elle donne des coups de gueule mais impossible de la ferrer, comme dans mon rêve. Ce ne sera pas pour aujourd’hui, elle s’en va et moi j’ai eu ma séance de cardio pour aujourd’hui ! La journée suivante sera consacrée à une ballade en ville avec ma copine Nathalie, partage du temps oblige.

 

   La veille de la fin des vacances, du retour à la réalité, on change les rôles. C’est ma copine qui m’accompagne à la pêche, partage du temps oblige ! Et heureusement d’ailleurs car c’est elle qui repère le poisson en premier. La truite à l’air de dormir, toujours sous son amas de branches. Dans tous les cas elle sera dure à approcher. Une bonne heure à attendre qu’elle bouge, rien. C’est jour de repos pour elle. Nathalie s’impatiente (c’est ça la pêche ? Et les vaches qui s’approchent, je n’aime pas trop.). Je décide de l’attaquer par l’autre berge, abandonnant Nathalie entre de belles génisses, les veaux et un gros taureau. Arrivé au-dessus du poisson je pose ma mouche, la truite s’enfuit. Encore raté pour aujourd’hui. Retour au bercail bien déçu, je sais maintenant que je peux l’approcher, ne reste plus qu’à la faire mordre sans rater mon ferrage.

 

Serait-ce sa frayere 300 m en amont

    300 m en amont du poste ... serait-ce les dernières traces de sa frayère ?

 

   Le lendemain, c’est le jour du retour dans le sud. Environ 1000 Km à faire, départ prévu vers 9h00. Dans le doute je mets le réveil à 6h00. Réveil brutal, j’hésite, me rendormir et rester dégoutté toute ma vie ou tenter le tout pour le tout. J’entends un ¨ Va la voir ta truite ! ¨. Merci chérie. Je quitte le lit, je prends mes affaires, et j’y vais. Je me fixe 8h00 comme heure de retour. J’arrive sur le poste à l'arore. La truite est là, prête à jouer une dernière partie. Cette fois, pas d’erreur, je profite de la pénombre pour me mettre à moitié dans l’eau. Même pas besoin de lancer, j’ai juste à poser ma mouche pour faire un bon passage. Plusieurs mouches passent, le temps aussi, 7h50, faut y’aller maintenant. Allez, un gros cul de canard et tinsel doré sur hameçon de 12 (pas d’ardillon, je pense à Gregory dans son coin de Pyrénées qui m’aurait engueuler). Toc, gobage... je laisse le poisson redescendre, je ferre un coup, la mouche s’échappe, la gueule de crocodile n’a rien senti, le cauchemar se répète !

 

   J’insiste, le cœur est solide. 8h02, gobage, elle plonge, patience, ferrage, tendue ! Je recule pour éviter qu’elle ne file sous les branches, elle reste calée puis reste sous la canne. Je sors l’épuisette (bien trop impatient) mais j’oublie vite cette option, le poisson remonte la rivière sur quelques mètres, toujours calé au fond, je ne peux rien faire, si ce n’est attendre qu’elle pique deux ou trois rush pour se fatiguer. 18 minutes plus tard, elle finit par s’approcher de la surface, je lutte pour qu’elle rentre dans l’épuisette et pour cause, elle est aussi longue, manche compris !! Instant photo de rigueur, hélas pas d’appareil sous la main, j’avais pourtant tout préparé. A défaut le téléphone de ma copine (merci encore !), la photo n’est vraiment pas terrible mais le résultat est là : 66 cm. Record de la famille battue ! Je suis fier, heureux, la truite rejoint sa rivière, cette fois je ne rêve plus. Merci encore et à bientôt, j’espère. "

 

Photos-0003    66 cm de muscle

 

Photos-0009

    Quel fish quand même ! (et quel cadrage )

 

Merci benoît pour ce récit. Je te jalouse un peu ! Tu diras quand même à Nathalie que son portable fait des photos de merde .

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 12:12

Samedi matin. 12 mars 2011.

 

6h00 :  je ne tiens plus dans mon lit. David avec qui je vais partager cette ouverture doit arriver à 8h30 chez moi. Mais décidément, impossible de retrouver le sommeil. Tant pis. Je me lève.

 

6h05 : j'attaque les 3 C (Café, Clope, C...).

 

6h15 : J'appelle le frangin qui fait l'ouverture bien loin d'ici. Il presse son monde car là-bas, le jour se lève.

 

6h20 : J'appelle les potes, histoire de les réveiller . Pas un ne répond !

 

6h30 : je charge la voiture. Compte et recompte les affaires. Puis je tourne en rond. L'attente est interminable.

 

8h45 : David arrive. Je suis chez moi mais déjà en waders . On recharge la voiture, cette fois c'est parti. La pluie prévue par météo france n'est pas de la partie. C'est déjà çà. Mais pas de soleil non plus.

 

9h : Arrivée sur l'Adour, la rivière est superbe, idéale.... mais y a pas un pêcheur ! Merde, c'est bien l'ouverture aujourd'hui ? On s'équipe quand même, on verra bien.

 

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9h15 : début de la pêche, david sur le NK, moi en dessous. Et là commence la galère pour moi : pas un poisson, pas une touche, rien, nada, que dalle. Et ce pendant 1h30 ! Pfiou, ça va être dur aujourd'hui.

 

10h45 : Je rejoins mon pote, contrairement à moi, lui a touché un peu de poisson. Mais il est du même avis. C'est vraiment pas dehors.

 

10h55 : On rattaque. Ah c'est légèrement mieux mais ça ne durera pas. 4 touches, et 3 poissons de pris. Pas énorme. 

 

12h00 : David fait fuir une barque en descendant la rivière. On l'avait même pas vu ! Aller pic-nic et 1664 au bord de l'eau... merde, elle était quand même grosse celle là .

  

12h45 : J'appelle les potes. Apparemment, c'est général. Y a pas de grosse pêche.

 

13h : retour dans l'eau en espérant l'éclosion de March brown. Je repars sur le parcours du dessous. Rien, Rien et toujours rien, ou si peu.

 

16h : stop, on a tout essayé. Même le stream mais rien à faire. Je fini l'ouverture avec seulement 6 poissons et encore, avec 2 truites de lachers .

 

 

Dimanche, changement de rivière. Direction la Neste. Je ne suis pas trop optimiste car elle est très basse. Ben finalement, c'était bien mieux. Encore tout seul sur le secteur. Rare. 7 poissons en 1h30 le matin. 26 cm environ pour la plus petite. Autant dire que je me suis bien amusé.

 

Puis j'ai tenté 5 truites en nymphe à vue sur un lisse. J'y ai passé au moins une heure et demi, me forçant à essayer de progresser à cette technique. Résultat : j'en ai pris aucune . Un vrai sketch !

 

DSCN7275

 

Le plus beau de ce week-end d'ouverture fut quand même ce dimanche à 13h30. D'un seul coup, mais vraiment d'un seul coup, sans prévenir, des centaines de mouche dérivent sur l'eau. Des March brown en quantité hallucinante. Les truites ne savaient plus laquelle prendre. Mon artificiel au milieu des naturelles, difficile de se concentrer. J'en ai raté un paquet au ferrage. Un truc de fou. J'ai du attendre 14h30, la fin de l'éclosion pour véritablement les piquer ces truites. Avec moins de mouche sur l'eau, c'est devenu plus simple. Vraiment un spectacle grandiose !

 

Ce week-end qui arrive sera-t-il meilleur ? Et bien non car la canne restera ranger vu les pluies diluviennes qui sont tombées cette semaine, de nouveau sur la neige assez basse. Double crue, pire que fin février. Juger par vous-même :

 

ANC 025 

 

ANC 026

 

Déjà que le frai avait pris cher fin février, mais là cette fois, c'est encore pire. Vraiment horrible ce début de saison.

 

ANC 027

 

Enfin. Finalement, c'est bien peu de chose par rapport à ce qui ce passe au Japon en ce moment.

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 20:23

Les Hautes-Pyrénées, riche de 4 grandes vallées (Gave, Adour, Arros, Neste), dénombre 14 parcours no-kill. Etant donné le linéaire de rivière sur ce département, cela peut sembler bien peu. Mais plus que la quantité, c'est la variété des parcours qui est extraordinaire. Tant au niveau du cadre que des techniques de pêche appropriées. Voilà un petit descriptif de 6 de ces parcours no-kill.

 

Parcours no-kill de Lortet :

 

Rivière : La Neste

AAPPMA : Lannemezan  (Les pêcheurs du Plateau)

Altitude : 550 m

Longueur : 800 m

Limite aval : Propriété SALOMON

Limite amont : Cimetière de Lortet

Réglementation : mouche exclusivement, ardillon écrasé

 

Lortet (2)          NK de Lortet : mon amour.   

 

Voilà l'un de me secteurs favoris et le plus ancien des parcours no-kill du 65 mis en place par l'aappma des Pêcheurs du Plateau. Tous les faciès d'écoulement y sont représentés permettant la mise en oeuvre de toutes les techniques de pêche à la mouche : sèche, nymphe au fil, noyée, streamer et même nymphe à vue sur quelques lisses du parcours.

   Lortet (4)

          En sèche sur les lisses 

 

Contrairement à la majorité des no-kill se situant en ville, l'environnement n'y est pas désagréable et reste plutôt prairial, rural que vraiment urbain. La Neste est ici surplombée par quelques falaises où niche un couple de Vautour Percnoptère.

  Lortet (3)          Les falaises en haut à gauche, lieu de nidification du Percnoptère 

 

La densité des truites y est relativement importante. La taille moyenne des prises s'échelonne entre 22 et 28 cm, même si l'on trouve quelques beaux sujets dépassant les 40 cm.

 

Lortet (1)          Laurent et une jolie truite en 2006. En 2010, rien n'a changé, n'est ce pas mon lolo !

 

Lortet

          Photo Thierry Rabaud, une superbe fario de la Neste à Lortet                                               

 

Parcours no-kill de Bagnères-de-Bigorre :

 

Rivière : L'Adour

AAPPMA : Bagnères-de-Bigorre (La Gaule Bigourdane) 

Altitude : 548 m

Longueur : 850 m

Limite aval : Pont de la RD 938 (rue du Général de Gaulle)

Limite amont : Prise d'eau de l'Adourette

Réglementation : mouche et toc, ardillon écrasé, pêche interdite depuis les ponts et les quais.

 

Bagnères

          No-Kill de Bagnères-de-Bigorre : les truites les plus puissantes du 65

 

 Le no-kill de Bagnères sur l'Adour est un parcours récent puisqu'il a ouvert en 2008 sur la volonté de l'aappma de la Gaule Bigourdane (parcours test sur 3 ans). Très prisé à son ouverture, ce parcours est quelque peu délaissé aujourd'hui des pêcheurs locaux. Et c'est bien dommage car lorsqu'on connaît les bonnes périodes pour le pêcher, la sortie peut vite devenir un vrai festival de prise.

 

Bagnères (2)

          Pas simple de pêcher entre les cables, mieux vaut lever la tête mais ça entraine !

 

 Le cadre n'est vraiment pas des plus somptueux : urbain, quai, profil modifié pour recevoir un parcours canoë et bien sûr les nombreux cables pour les portes de canoë. Mais au moins la moitié du parcours ne dispose pas de ces affreux tendeurs métalliques. Et le profil de la rivière est également assez bien varié. L'eau claire s'écoule sur un fond propre, ce qui n'est pas le cas partout.

 

Bagnères 2

          Dernier tier du parcours, beaucoup plus sauvage, un régal.

 

 Du point de vue piscicole, ce no-kill est extraordinaire : des poissons sauvages (quelques surdensitaires dévalées de l'AAPPMA voisine mais cela est minoritaire), une densité incroyable et .... quelques poissons records, les plus gros que j'ai pu voir sur l'Adour. Bref, une population superbe de fario. La défense des truites de l'Adour est également impressionnante.

 

bagnères4

          Photo Louis Denaud, une merveille prise par Louis

 

 

Parcours no-kill de Luz-Saint-Sauveur :

 

Rivière : Le Gave de Gavarnie

AAPPMA : Luz-Saint-Sauveur (Les pêcheurs Barégeois)

Altitude : 642 m

Longueur : 1300 m

Limite aval : Passerelle de Saligos 

Limite amont : Pont de Pescadère

Réglementation : mouche et toc 

   Luz (2)

          Le nouveau parcours no-kill de Luz Saint Sauveur sur le Gave de Gavarnie

 

 L'ancien parcours no-kill de Luz ayant été supprimé, l'aappma des Pêcheurs Barégeois a ouvert en 2010 ce nouveau no-kill. Ce parcours est magnifique dans sa diversité et son cadre. De belles fosses profondes aux eaux bleues, des veines d'eau puissantes, des bras, des postes partout. Bref, de quoi se faire une sortie d'une bonne journée car le parcours est long.

 

Luz

          La diversité du parcours offre plusieurs possibilités de pêche.

 

  Mais lorsque l'on parle de Gave, on sait que la pêche peut être aléatoire et ce parcours n'échappe pas à la règle car il peut être lunatique. Pourtant, quand les truites sont dehors cela peut être fantastique. Les poissons ne sont toutefois pas toujours de qualité : on retrouve quelques truites surdensitaires, et d'autres à la robe un peu bizarre. Mais majoritairement, on y trouve du poisson sauvage. Quant à la taille des prises, la aussi c'est très hétérogène et faire une moyenne des prises ne veut ici pas dire grand chose. De la plus petite truite de 14 cm à la grosse mémère, tout est possible, mais pas partout !

 

Luz (1)

          Veine d'eau puissante ou poste de bordure, où se cachent-t-elles ?

 

 

Parcours no-kill d'Arreau :

 

Rivière : La Neste

AAPPMA : Arreau (Amicale des Pêcheurs des 2 Nestes)

Altitude : 698 m

Longueur : 300 m

Limite aval : Réserve de pêche

Limite amont : Ancienne station essence

Réglementation : mouche uniquement, ardillon écrasé, une seule mouche, streamer interdit, carte obligatoire et gratuite délivrée par Lustou Sport à Arreau, limité à 4 pêcheur par demi-journée

 

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          No-kill d'Arreau, un parcours réduit depuis 2010

 

   Voilà un parcours vraiment atypique. La prise d'eau en aval du parcours (barrage) créé une retenue d'eau en amont où se forme un profond assez long et très large suivi d'un lisse immense. Jusqu'en 2009, le parcours était beaucoup plus varié puisque des zones de radier et de courant se trouvaient dans le dernier tiers du parcours. De 500 mètres de long, le no-kill a été d'abord été amputé des 150 derniers mètres puis par la suite des 25 premiers ! J'aurais l'occasion d'y revenir cet automne dans un article spécial "coup de gueule" ... Parlons plutôt du no-kill.

 

Arreau (8)

         David et une belle truite prise en naf

 

   La configuration du parcours et la réglementation (noyée, streamer, association sèche-nymphe interdite) ne laisse que peu de choix pour les techniques de pêche mais l'avantage réside dans la clarté de l'eau (quand il n'y a pas d'orage, de travaux sur un affluent ou de mauvaise manipulation  d'EDF sur les ouvrages en amont ) et la densité incroyable de beaux poissons entre 35 et 40 cm.  Ainsi, la nymphe à vue est possible, ce qui est rare sur notre territoire. Ce qui est extraordinaire sur ce no-kill, c'est l'activité très régulière des truites en surface. Voir de gros poisson 15 cm sous la surface gober ci et là est un véritable plaisir. La majorité des prises se font en sèche et même pour la plupart en sèche à vue.

 

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          Tranquille sur la bordure à nympher goulûment ...

 

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          ou dans la veine d'eau à gober avec ses grandes soeurs

 

  Pour ce qui est des poissons, je dois dire qu'on trouve un peu de tout. Des poissons typiques de la Neste aux flancs clairs ponctués de beaux points noirs, d'autres à la robe plus bronzée avec des points rouges et noirs plus espacés, mais également des "manches courtes" dévalées des lachers réguliers sur la Neste  ou de gros poissons avec des points oranges quasi fluo (?).

 

Arreau (3)

          Truite typique du no-kill d'Arreau prise en sèche

 

Arreau (6)

          Une autre robe.

 

 La densité de "gros" poisson est exeptionnelle sur ce no-kill. Les poissons entre 35 et 40 cm sont majoritaires. Les truites entre 40 et 45 cm sont courantes. Au delà de 45 cm ce fut plus compliqué cette année mais ces poissons existent et il y a bien plus gros : 50, 55, 60 voire plus. Tout est possible.

 

Arreau

          Celle-là a succombé à un petit CDC

                              

Attention toutefois, et ce sera mon gros carton jaune (le carton rouge, je le réserve pour mon prochain article ) : chaque année, l'AAPPMA des Pêcheurs des Deux Nestes organise sur ce parcours no-kill un concours de pêche en tout kill. Histoire peut-être de nous casser un peu plus les couilles. Comme si la cinquantaine de km de cours d'eau gérée par l'aappma n'était pas suffisante pour faire leur concours ailleurs que sur ces 300 mètres de parcours.

 

Arreau (5)

          photo Thierry Rabaut : magnifique poisson de début de saison

                           

 

Parcours no-kill de Saint-Lary-Soulan :

 

Rivière : La Neste d'Aure

AAPPMA : Vielle-Aure (La Gaule Auroise) 

Altitude : 812 m 

Longueur : 1200 m

Limite aval : Pont de Vignec (RD 123)

Limite amont : Pont d'Agusseau (RN 929)

Réglementation : mouche uniquement, ardillon écrasé, carte obligatoire et gratuite délivrée par l'Office de Tourisme

 

St Lary (3)

          No-kill de Saint-Lary   

 

  Le no-kill de Saint-Lary a ouvert en 2007 sur la volonté de l'AAPPMA la Gaule Auroise et de la dynamique Présidente Lucienne MUR. C'est un parcours d'eau rapide que l'on pourrait diviser en 3 grandes parties. Sur la partie aval, les écoulement sont puissants et la pêche en nymphe est la plus employé. La partie intermédiaire où la rivière est plus large est plus diversifiée. Pêcher l'eau en sèche peut donner de bons résultats. On retrouve sur la partie amont un débit réservé où les pêches en sèche et en nymphe légère sont les plus appropriées.

 

St Lary (4)

          La partie aval aux écoulements puissants

 

 Pour ce qui est de l'environnement, nous sommes ici au point de départ des remontées mécaniques de la station de ski de St Lary. Autant dire que le cadre n'est pas des plus sauvages. C'est le moins que l'on puisse dire. Le passage incessant des touristes sur les quais qui surplombent une bonne partie du parcours ne dérange pourtant pas les poissons habitués à la foule. Bah, ça fait des spectateurs !

 

St Lary (1)

          photo Laurent Busser : ça booste bien par endroit !

 

 Le nombre de prise sur le parcours est toujours intéressant. Peut-être aussi du fait que ce no-kill est peu pratiqué. Il est en effet rare de s'y retrouver à plus de 3 ou 4 moucheurs. On trouve beaucoup de poisson entre 22 et 25 cm mais les truites de 30 ne sont pas rares et prennent facilement le courant lorsqu'elles sont piquées. Attention, ça déménage. Les gros poissons sont plus rares mais existent. Je me souviens m'être fait cassé avec mon père 3 fois de suite un matin de l'ouverture.

 

St Lary2

          photo Thierry Rabaut : prise en sèche 

 

St Lary

          photo Laurent Busser : une superbe fario du no-kill de St Lary prise en nymphe

          (noter l'importance de la casquette camouflage )

    

 L'AAPPMA de la Gaule Auroise organise chaque année une journée pêche à la mouche à St Lary (démonstration pêche à la mouche sur le parcours no-kill et montage de mouche).

 

St Lary (2)

          photo Laurent Busser : un jeune habitué de la journée démonstration ! 

 

Parcours no-kill du Marcadau :

 

Rivière : Le Gave du Marcadau

AAPPMA : Cauterets (Les Pêcheurs Cauterésiens) 

Altitude : 1620 m 

Longueur : 1000 m

Limite aval : début du Plateau de Cayan

Limite amont : Pont de la Pourtère

Réglementation : mouche uniquement, ardillon écrasé 

 

Marcadau (6)

          No-kill du Marcadau

 

 Le parcours no-kill du Marcadau est sans aucun doute le plus beaux des no-kill du département des Hautes-Pyrénées. Perché à 1600 mètres d'altitude, une petite marche de 40 minutes permet d'accèder au début du parcours.

En pleine montagne, le gave du Marcadau s'élargi et serpente sur le Plateau de Cayan.

 

Marcadau (7)

          Paysage de rêve sur ce no-kill

 

Le cadre est donc des plus somptueux: montagnes, pins, isards, marmotte ... et de nombreux randonneurs et touristes du 15 juillet au 15 août. Vous pêcher ici en plein Parc National des Pyrénées Occidentales. En début de saison et jusqu'à mi-avril, vous marchez sur la neige. L'eau peut descendre à 2,5 °C à cette époque (température mesurée en avril), ça pique forcément les pieds. Mieux vaut rester sur la berge pour protéger le frai. Mais si incroyable que cela puisse paraître, on peut prendre des poissons avec cette température !

 

Marcadau (1)

          En avril, ne te découvre pas d'un fil !

 

Marcadau (3)

                      

 Sur le no-kill du Marcadau, c'est pêche en sèche, pêche en sèche et pêche en sèche ! La densité de poisson y est phénoménale à tel point qu'il n'est pas rare de piquer une cinquante de poisson toute taille confondue par sortie. Certains diront que c'est de la riquette (17 cm en moyenne pour la taille des prises). Oui mais quelle beauté ces poissons. Et le plaisir est ailleurs : cadre magnifique, pêche en sèche et farios splendides.

 

  truite marcadau

          photo Christophe Jouteau : fario du marcadau, une pure merveille

 

Marcadau (5)

          photo Laurent Busser : Vincent et ses premières truites du Marcadau

 

Toutefois et afin que vous ne soyez pas surpris, notez que le parking du Pont d'Espagne (terminal de la route) est payant ! Et que à cet endroit vous avez l'impression d'entrer dans une gare surtout en juillet et août. Mais au bout de 10 minutes de marche, ces points négatifs sont très vite oubliés.

 

Marcadau (2)

          Le Gave du Marcadau : une merveille encore préservée

                                                  

Marcadau (4)

          Une eau claire, un décor de rêve et des truites

 

 

 

 

 

           

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 06:50

Non, ce n'est pas un gobage discret dans la pellicule. Non, je n'ai pas une pointe en dix centième. Ok, c'est pas de la pêche à la mouche. Mais quel pied de prendre un poisson comme ça.

 

combat silure cher 2010 (1)

 

Un véritable coup de fusil dans la canne, pas le temps de ferrer que le moulinet crisse déjà. Je n'étais pas monté pour : une canne carnassier garbostick (pas la moins puissante certes), un excellent moulinet shimano mais garni d'une tresse en 16/100. Bref, avec cette rivière qui monte progressivement et les herbiers qui se détachent (la crue arrivant), l'issu du combat était bien incertaine.

 

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