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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:29

Le dimanche de l'ouverture, à 500 km de là, mon frangin m'appelle : " AHHHH.... J'AI UNE TRUITE DE 70 cm SOUS LES YEUX !"

 

Je lui laisse le soin ici de vous raconter la suite :

 

 

" Ouverture de la truite 2011, à jamais dans ma mémoire.

 

    Premières vacances de l’année en ce début de mois de mars, départ d’une île de méditerranée pour rejoindre le département des Deux-Sèvres, revoir un peu la famille et perpétuer la traditionnelle ouverture de la pêche à la truite sur la Boutonne. Première nuit avant le jour J et déjà un rêve qui s’annonce prometteur : une truite monstrueuse avec une gueule aussi dure que celle d’un crocodile. Problème mes hameçons ne sont assez forts pour la piquer ! Réveil douloureux, samedi commun où bien trop de pêcheurs se retrouvent, des truites à gogo se jettent sur les vairons, vive les lâchers ... Qu’importe, le ferrage est rodé, les lancers sont calés, le dimanche se fera sur une zone beaucoup plus calme d'une autre rivière.

 

truite dans mes pieds (1)   Rêve de veille d'ouverture. 

 

   Départ pour la ... (là je coupe les propos de mon frère car j'y vais justement cet été pour le mariage du parrain et je la garde pour moi la mémère), très peu de touches. Seul mon cousin Romain pique une truite devant mon nez, j’étais pourtant passé. Faudra que je le surveille celui-là, va finir par être plus malin que moi ! Mon père et mon oncle Jean-Michel sont loin derrière (comme souvent...). Tout le monde finit par se rejoindre dans un méandre, tout le monde est prêt...

 

   J’entends Romain gueuler. Il vient de rater une truite comme dans un sketch de Gaston Lagaffe : mauvais lancé, vairon à la surface de l’eau mais fil dans grosse branche, par chance une truite gobe son vairon, mais mauvais ferrage et vairon coincé dans grosse branche. Bilan, Romain dit qu’elle est grosse. Je monte vers son vairon et mes polarisantes me font peur, est-ce une carpe qui remonte la rivière ? Difficile à distinguer, le poisson est très gros, le dos très large et le corps très haut. Il remonte doucement la rivière. Après observation, je fini par conclure qu’il s’agit d’une truite énorme, je lance mon vairon, elle le snobe et je la perds de vue. Je vais donc me placer un peu plus en amont Romain se met sur la rive opposée. Papa et Jean-Michel cherche le poisson... Soudain, un gros gobage crève la surface, poisson repéré. Romain essaye un vers (l’est pas si malin que ça en fait, je te dit qu’elle gobe la truite ! elle creuse pas !!). Pas de canne à mouche sous la main, tant pis je passe un petit Rapala en surface, elle monte mais je rate mon ferrage. Trop de pression, je sens plus mon cœur ! A tout hasard, je lui propose un streamer, un popper, une cuillère. Rien n’y fait, elle revient prendre je ne sais quoi en surface une troisième fois. A force d’insister le poisson finit par partir. Nous le retrouvons 10 mètres plus bas sous un amas de branches. Jean-Michel lui pose un vairon vivant sous le nez. Sans effet. Après plusieurs essais le poisson finit par se barrer dans un trou en aval. C’est fini pour la journée.

 

son poste

     Son poste de repos

 

   Le lendemain je décide de retourner au même endroit, à la même heure mais armé de la canne à mouche. Elle n’est pas de sortie. Je patiente une bonne heure, toujours rien. Je fini par pêcher en nymphe dans le trou où elle s’était calée la veille. Je passe et repasse et paf, elle se barre dans mes pieds et remonte 10 mètres plus haut. Je la suis, et je n’en crois pas mes yeux, elle se cale à moins d’un mètre de moi, au pied de la berge.

 

truite dans mes pieds

    Toute proche et pourtant si loin de l'épuisette !

 

Je laisse descendre ma nymphe. Rien, ça ne convient pas. Agacé de la voir si près, je tente de l’énerver en dandinant une grosse nymphe à 10 cm de son nez. Ça marche, elle donne des coups de gueule mais impossible de la ferrer, comme dans mon rêve. Ce ne sera pas pour aujourd’hui, elle s’en va et moi j’ai eu ma séance de cardio pour aujourd’hui ! La journée suivante sera consacrée à une ballade en ville avec ma copine Nathalie, partage du temps oblige.

 

   La veille de la fin des vacances, du retour à la réalité, on change les rôles. C’est ma copine qui m’accompagne à la pêche, partage du temps oblige ! Et heureusement d’ailleurs car c’est elle qui repère le poisson en premier. La truite à l’air de dormir, toujours sous son amas de branches. Dans tous les cas elle sera dure à approcher. Une bonne heure à attendre qu’elle bouge, rien. C’est jour de repos pour elle. Nathalie s’impatiente (c’est ça la pêche ? Et les vaches qui s’approchent, je n’aime pas trop.). Je décide de l’attaquer par l’autre berge, abandonnant Nathalie entre de belles génisses, les veaux et un gros taureau. Arrivé au-dessus du poisson je pose ma mouche, la truite s’enfuit. Encore raté pour aujourd’hui. Retour au bercail bien déçu, je sais maintenant que je peux l’approcher, ne reste plus qu’à la faire mordre sans rater mon ferrage.

 

Serait-ce sa frayere 300 m en amont

    300 m en amont du poste ... serait-ce les dernières traces de sa frayère ?

 

   Le lendemain, c’est le jour du retour dans le sud. Environ 1000 Km à faire, départ prévu vers 9h00. Dans le doute je mets le réveil à 6h00. Réveil brutal, j’hésite, me rendormir et rester dégoutté toute ma vie ou tenter le tout pour le tout. J’entends un ¨ Va la voir ta truite ! ¨. Merci chérie. Je quitte le lit, je prends mes affaires, et j’y vais. Je me fixe 8h00 comme heure de retour. J’arrive sur le poste à l'arore. La truite est là, prête à jouer une dernière partie. Cette fois, pas d’erreur, je profite de la pénombre pour me mettre à moitié dans l’eau. Même pas besoin de lancer, j’ai juste à poser ma mouche pour faire un bon passage. Plusieurs mouches passent, le temps aussi, 7h50, faut y’aller maintenant. Allez, un gros cul de canard et tinsel doré sur hameçon de 12 (pas d’ardillon, je pense à Gregory dans son coin de Pyrénées qui m’aurait engueuler). Toc, gobage... je laisse le poisson redescendre, je ferre un coup, la mouche s’échappe, la gueule de crocodile n’a rien senti, le cauchemar se répète !

 

   J’insiste, le cœur est solide. 8h02, gobage, elle plonge, patience, ferrage, tendue ! Je recule pour éviter qu’elle ne file sous les branches, elle reste calée puis reste sous la canne. Je sors l’épuisette (bien trop impatient) mais j’oublie vite cette option, le poisson remonte la rivière sur quelques mètres, toujours calé au fond, je ne peux rien faire, si ce n’est attendre qu’elle pique deux ou trois rush pour se fatiguer. 18 minutes plus tard, elle finit par s’approcher de la surface, je lutte pour qu’elle rentre dans l’épuisette et pour cause, elle est aussi longue, manche compris !! Instant photo de rigueur, hélas pas d’appareil sous la main, j’avais pourtant tout préparé. A défaut le téléphone de ma copine (merci encore !), la photo n’est vraiment pas terrible mais le résultat est là : 66 cm. Record de la famille battue ! Je suis fier, heureux, la truite rejoint sa rivière, cette fois je ne rêve plus. Merci encore et à bientôt, j’espère. "

 

Photos-0003    66 cm de muscle

 

Photos-0009

    Quel fish quand même ! (et quel cadrage )

 

Merci benoît pour ce récit. Je te jalouse un peu ! Tu diras quand même à Nathalie que son portable fait des photos de merde .

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commentaires

louis 28/05/2011 17:19



boudi!!!!!!!!!!!!!!!enorme le fréro!


putain ce fish est splendide et l'histoire qui l'accompagne est au top!


bravo à lui.


@ beintôt nico


PS (g fais une 64 en nav ici...pas mal non plus, bises)


louis



nicolas65 30/05/2011 10:48



Tu m'étonnes, plus que pas mal une 64, n'hésite pas à m'envoyer la toff. J'espère que vous avez encore de l'eau là-bas. De mon côté, pas de pêche depuis 3 semaines
et encore pendant un mois...je suis platré jusqu'au genou et j'en peux plus .



VICKING38 23/05/2011 21:11



jolie beau !!!!! FE. LI. CI. TA. TION.



benoit 16/04/2011 20:50



Pour ma défense sur le cadrage des photos, je dirai que le poisson était tellement gros que je n'avais pas assez de recul pour l'avoir en entier en le tenant dans la main !! Mais bon, tu verras
bien quand tu te mettras à pécher des vraies truites frangins !!



nicolas65 02/05/2011 13:08



Trou du cul



juju 08/04/2011 13:29



Je savais bien Nico que tu étais le boulet de la famille!!!



nicolas65 10/04/2011 10:34



euh, y a mon père avant moi, on l'appelle "troisplombepour fairunnoeud"



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  • Attiré depuis tout petit vers la surface de l'eau, je n'ai cessé de chercher à ce qu'il y avait en dessous. Cette pensée m'obsède toujours. Ainsi c'est au bord de l'eau que je me ressource, pour percer ce mystère.
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