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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 21:16

L'année 2013 a été fortement chargée en émotion. Samuel a débarqué dans ma vie  très remplie et  je dois avouer que je suis allé bien moins à la pêche l'année dernière. J'ai du prendre mes marques. L'arrivée d'un enfant donne parfois l'occasion de regarder ce que l'on a fait de sa vie. Et dans ma vie, la pêche a toujours été une passion dévorante et chronophage, une obsession, une sorte de besoin physiologique !

 

De la découverte de la pêche en pisciculture à la pêche de compétition, des paniers de viandards au no-kill, je vous livre ici une sorte d'autobiographie halieutique, faite d'apprentissange, d'évolution et de rencontres.

De la pêche de ma première truite au granulé il y a plus de 30 ans, à la pêche de compétition aujourd'hui ...

 

 

Le commencement

 

Mon amour pour la pêche commence il y a 30 ans déjà, à Brioux-sur-Boutonne dans le département des Deux-Sèvres (79). Je dois avoir 3 ou 4 ans et depuis Tours (37) ou j'habite, je rejoins pendant les vacances la maison de famille de mes Grands-Parents. Au fond du jardin passe un petit bras de la Boutonne, rivière de 1ère catégorie. Je me vois gamin, fixer au bout d'une cordelette grossière un bout de pain sur une épingle à nourrice démeusurée. Je lance là, innocent, mon premier appât.

Ma toute première truite, une arc-en-ciel de pisciculture !

 

Au début des années 1980, mon grand-père me fait prendre mon premier poisson avec une canne en bambou sur un hameçon esché d'un ... granulé !!! Cette première truite, prise en pisciculture, déclenche chez moi cette passion dévorante qu'est la pêche.

Ici à 5 ans, avec mon  grand-père ... en pisciculture ! Au Moulin de Séligné (79).


La Boutonne devient le lieu de mes débuts. L’envie d’aller y pêcher est toujours intense car toujours précédée de cette interminable attente des vacances scolaires. Petit, j’y fais donc mes armes. D’abord sur les vairons. Poisson idéal pour le débutant. Pas trop regardant. Sur place, mon oncle Jean-Michel devient le modèle idéal. Sa canne à pêche reste montée pendant toute la saison. Il l'a déplie à la moindre occasion !

L'oncle Jean-Michel, le pêcheur modèle. 

 

A la fin des années 80, arrivent les veilles d’ouverture. Les courtes nuits au sommeil agité. Et les premières dérives de mon bouchon trop gros et mal équilibré dans la brume du petit matin. Les séjours dans la maison familial de vacances ou dans le moulin de Villeuneuve de mon oncle Pierre-Paul ne sont que trop rares à mon goût. Et puis l’hiver, la pêche y est fermée. Dur à l’époque pour moi de voir cette rivière si proche que je ne peux pêcher. C’est comme un cadeau de noël déballé qu’on n’a pas le droit de toucher !

 

Le moulin de Villeneuve de mon oncle Pierre-Paul sur la Boutonne

 

 

Les années 90 : Amorce et pêche au coup

 

Pour éviter une frustration grandissante, je me réfugie dans les magazines. Le Pêcheur de France, La Pêche et les Poissons,... Je lis tout. Essaie de tout comprendre. Et ado, je me passionne pour la pêche au coup des poissons blancs, plus adaptée aux rivières de seconde catégorie comme le Cher et la Loire qui passent chez moi à Tours. Mon frangin ne tarde pas à suivre. A l'époque, il ne me vient pas à l'idée de remettre mes poissons à l'eau. Toute capture est consommée ... et grâce à ma maman, excellente cuisinière, même les carpes sont mangeables !

Pas de no-kill au début des années 90 ... ce qui donne lieu à quelques belles photos de viandards !

 

Dans les années 90, tout mon argent de poche passe dans la pêche. Je m’offre une magnifique canne à déboiter en carbone de 9m50. J’achète toutes les farines. Tente toutes les recettes d’amorce. Monte quantité de ligne pour faire face à toutes situations. Je me fais des fiches parcours où je note tous mes postes. Je passe indifféremment de la pêche à la grande canne, à la pêche au quiver-tip…

La période pêche au coup des poissons blancs avec mon petit frère Benoît.


...Le flotteur s’enfonce lentement. Petit ferrage en douceur. L’élastique intérieur du scion s’étire à n’en plus finir. C’est un combat inhabituel. Qui dure. Sur le chemin qui borde le Cher, les passants s’arrêtent un à un... ça sonde lourdement et çà tourne en rond. Je tiens là un poisson qui va modifier totalement ma trajectoire de pêcheur. Il est énorme et magnifique. L’hameçon esché de deux asticots est piqué au bord d’une gueule royale dotée de canines impressionnantes. La dorsale épineuse tachetée est majestueuse. Ce beau sandre pris par hasard devient le point de départ d’une nouvelle aventure halieutique : la pêche des carnassiers...

 

Chevesnes et mulets, tout y passe

 

Mes premiers pas dans la pêche des carnassiers sont plutôt hésitants, je me rappelle même avoir pêché au posé avec au bout de l'hameçon ... un leurre souple (une petite virgule rouge) ! N'importe quoi. Le pire, c'est qu'un poisson énorme que je n'ai jamais pu sortir s'était pris à l'hameçon !!!

Je me replonge dans les magazines halieutiques pour comprendre les techniques de pêche des carnassiers, et les premiers résultats arrivent rapidement. J'apprends en parallèle les problématiques que connait le brochet pour se reproduire, et très vite je considère que ce poisson majestueux mérite qu'on le remette à l'eau. Il en est de même pour la truite désormais. C'est le début du no-kill.

 

Par contre, à cette époque, j'ai bien plus de mal à remettre à l'eau un sandre. C'est un adversaire tellement difficile à comprendre, tellement fantasmatique, que je considère que le pêcheur mérite ce poisson.... cela changera plus tard.

Truites et brochets sont désormais remis systématiquement à l'eau ... mais pas encore de no-kill pour le sandre à cette époque

 

 

1996 : L'addiction

 

Au milieu des années 90, le rayon « carnassier » des magasins de pêche débute tout juste sa révolution. Un tas de nouveaux leurres arrive sur le marché. Il me les faut tous, de la plus simple cuiller au poisson nageur le plus sophistiqué. A 18 ans, je viens d’avoir le permis de conduire. Toutes les rivières me sont désormais accessibles. La Loire, le Cher, l’Indre… Mon oncle Jean-Michel me montre la pêche au mort-manié.

Mon oncle Jean-Michel et ses montures Drachko !

 

Je copie ses montures et les fabrique dans toutes les tailles possibles. Je passe mes week-ends au bord de l’eau à traquer sandres, perches, brochets et un peu plus tard le silure. Au leurre, au mort-manié, au vif.

Brochet de la Loire

 

Je poursuis de la même façon la pêche à la truite, à la cuiller, au poisson-nageur, au vairon-manié. La pêche devient plus que jamais une addiction. Je tiens deux tableaux de bord sur fichier informatique Excel. Un pour les carnassiers, un pour les salmonidés. J’y note toutes mes sorties, mes prises. En fonction des lieux, des postes, de la lune, de la turbidité de l’eau, de sa température… Je fais des statistiques et graphiques et pense naïvement en tirer quelques vérités. Désormais s’impose en moi le no-kill sur  toutes les espèces de poisson.

Sandre du Cher

 

La pêche est depuis tout temps une histoire de famille. Depuis que mon père a acheté une barque, il nous tarde le week-end pour sortir lui, mon frère et moi traquer les carnassiers de l'Indre notamment. C'est l'une des plus belles parties de ma vie de pêcheur.

En barque avec mon père et mon frère

 

 

1999  -  fin d'étude : premier gobage

 

Le lycée se termine en 1996. Je choisi des études supérieures où je peux mieux comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques. Au cours de mon diplôme universitaire en environnement, je me spécialise en hydrobiologie.

A cette époque, je rencontre David Gaillard, excellent pêcheur de truite. J'apprendrais de lui la précision des montages. Quelque soit la technique de pêche, David ne laisse jamais rien au hasard dans ses montages. Nous trainerons nos waders dans bien des rivières d'Indre-et-Loire, des Deux-Sèvres, de la Vienne, de la Corrèze, du Morvan et maintenant des Pyrénées, à pêcher carnassiers et truites. Au bord de l'eau, nous vivrons pleins de moment d'intenses émotions : des attaques de brochets qui coupent nos empiles en Kevlar sur la Brenne, aux éclosions fantasmagoriques de mouche de Mai sur la Boivre... 18 ans d'aventures communes !

David, mon compagnon de pêche depuis 18 ans !

 

Je fais mon stage de fin d’étude à la Fédération de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques de la Vienne où je rends une étude complète sur la Petite Blourde, rivière salmonicole affluent de la Vienne. Pendant ce stage, je tente pour un coup du soir une sortie à la mouche que je découvre tout juste...

 

...Posté sur un superbe lisse, je m’entraine à lancer. La soie dessine de larges courbes dans le ciel bleu de la vallée de la Dive. C’est beau mais totalement inefficace. Mes posés sont imprécis. Les emmêlages récurrents. J’arrête. Je rejoins la berge et m'assoie un instant dans l'herbe. Je contemple ce paysage magnifique. Désormais de petites éphémères dérivent sur l’eau quand d’autres plus grandes décrivent un ballet d’acrobates au dessus de la rivière…

L'une des plus belles images de pêche qu'il me restera... le gobage de cette truite de la Dive sur ma mouche sèche

 

...une truite vient de gober. Là sous la branche… Je me revois des années en arrière sur la Boutonne à faire dériver une ligne sans plomb eschée d’une sauterelle pour prendre ces poissons en surface…

Je m’avance discrètement. Je la vois dans cette eau claire. Elle monte toujours lentement pour cueillir les voiliers en surface. Et pourquoi pas ? Tout se pose horriblement en paquet. Mais suffisamment en amont et du coup la dérive est presque belle. La truite monte. Je la vois. Elle cueille délicatement mon araignée grise à corps jaune. Voilà qui restera l'une des plus belles images de ma vie de pêcheur. Elle est au bout … ma première truite à la mouche ... et le début d’une grande aventure.

 

 

2000 / 2003 : Le Maître

 

J’ai toujours été attiré par les rivières salmonicoles. Ces rivières, c’est ma pêche. Ces courants, ces postent marqués, cette eau claire, oxygénée, froide … la beauté de la truite fario, et son comportement si particulier : parfois lunatique comme le sandre, parfois glouton comme le silure, toujours à l’affut comme le brochet. Je pense que la truite est mon adversaire préféré. Et son milieu de vie, le cadre que j’affectionne le plus.

Les rivières salmonicoles, mon terrain de jeu favori !
 

Par chance, peu après la fin de mes études, je suis embauché en janvier 2000 à la Maison de l’Eau et de la Pêche de la Corrèze, en tant qu’animateur pêche et technicien environnement aquatique. Tout ça au pays des truites du Plateau de Millevaches ! Dans cette association basée à Neuvic, Laurent Busser devient mon mentor.

Ici avec Laurent à la Maison de l'Eau et de la Pêche de la Corrèze.

 

Il m’apprend toutes les subtilités et les techniques de la pêche à la mouche : montage, bas-de-ligne, pêche en sèche, en nymphe, noyée et streamer. Sans cette rencontre, je n’aurais jamais eu le bagage technique suffisant pour devenir un pêcheur à la mouche. C’est réellement à partir de ce moment là que la pêche à la mouche remplace progressivement dans mon coeur toutes les autres techniques. A cette époque, Laurent m'emmène avec lui sur ses compétitions de pêche à la mouche. J'apprends beaucoup de ces moments sans pour autant avoir envie de me lancer dans l'aventure de la compétition.

Laurent Busser, redoutable pêcheur en sèche !

 

Je passe la formation de moniteur guide pêche mouche et lancer en 2001 et exerce sur les rivières de Haute-Corrèze, du Plateau de Millevaches aux Gorges et Vallée de la Dordogne. De mars à septembre, je ne pense que truite. La Diège, La Vézère, la Vienne, le Vianon, la Triouzoune, le Chavanon, la Luzège, la Dordogne … les possibilités sont infinies. A la Maison de l'Eau et de la Pêche de la Corrèze, les activités sont trés variées : de l'éducation à l'environnement aquatique dans les écoles primaires, au plumage des coqs de pêche du Limousin, je prends un réél plaisir dans tous les domaines de mon mètier très diversifié.


A la MEP 19, pendant la commercialisation des plumes de coq de pêche de la Ferme du Manus

 

J’anime deux écoles de pêche d’AAPPMA. Je prends un plaisir incroyable à apprendre aux enfants les secrets de la pêche et du monde aquatique. J’aime leur faire découvrir la vie des cours d’eaux, des étangs, et les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes.

 

Aninmation de l'Ecole de pêche de l'aappma de la Truite Neuvicoise

 

Je créé un guide d’animation et de sensibilisation à l’environnement aquatique à destination des scolaires. Je travaille avec les écoles du département. Cette éducation devrait selon moi être obligatoire en milieu scolaire. Cela éviterait notamment aux citoyens de demain de croire que l’hydroélectricité est une énergie propre…

 

Education à l'environnement aquatique avec les écoles primaires : séance sur les macro-invertébrés aquatiques.
 

 

100% mouche

 

Je quitte à contre coeur la maison de l’eau et de la pêche de la Corrèze en avril 2003. Ma future épouse est embauchée à Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées (65). Et je lui ai promis de la suivre … surtout là-bas ! En attendant de retrouver un emploi et pendant deux saisons complètes, je pêche tous les jours l’Arros et la Neste d’Aure. Désormais, je pêche la truite de l’ouverture à la fermeture quasi-exclusivement à la mouche.


Sur la Neste d'Aure...

 

Au début des années 2000, les forums de pêche sur internet en sont à leur balbutiement. Les internautes s’échangent des informations précieuses sur les conditions du moment et les rivières qui donnent. Ils permettent aussi d’informer et de mettre au grand jour des problématiques locales méconnues du grand public. J’ai longtemps participé à quelques uns de ces forums. J’y ai parfois dit des conneries. Depuis quelques années, j’avoue avoir presque totalement laissé tomber ce mode de communication. Les informations s’y sont transformées en attaques systématiques. Les pêcheurs au toc insultent les moucheurs et les pêcheurs à la mouche dénigrent les pêcheurs à la cuiller. Pendant ce temps là, des projets de microcentrales fleurissent de partout.

 

L'Arros.

 

Au bord de l’eau, je suis toujours courtois avec les pêcheurs que je croise et j’aime engager la conversation sur la pêche du jour. Je suis toujours surpris de voire comme certains peuvent te dévisager de haut en bas. Je me rappelle m'être fait engeuler par un pêcheur au toc parceque je pêchais en remontant la rivière, alors que lui la descendait !

 


AAPPMA de la Gaule Bigourdane

 

En 2008 et à la demande maquillée mais insistante de Jean-Luc Cazaux, alors Président, j’intègre le Conseil d’Administration de l’AAPPMA de la Gaule Bigourdane (Bagnères-de-Bigorre) : http://aappma.bagneres.free.fr. Je suis rapidement heureux et fier de devenir bénévole de cette association dont la politique est largement influencée par les idées de son Président.

Jean-Luc Cazaux, Président de l'AAPPMA La Gaule Bigourdane

 

Car Jean-Luc connait parfaitement son territoire, le fonctionnement des écosystèmes aquatiques, les acteurs locaux et les rouages de l’administration. Une telle compétence à la tête de l’AAPPMA permet à la fois la réalisation d’actions pour la protection du milieu aquatique et d’initiatives pour l’halieutisme : gestion patrimoniale, mise en place de cache à poisson, remise en eau de défluents, parcours spécifiques, réponse scientifique à des demandes particulières des pêcheurs, éducation à la pêche et à l’environnement aquatique à travers l’Atelier Pêche Nature animé par Fabien Abrial, animations, garderie…


M’investir dans cette aappma et participer à des actions en faveur du milieu est une façon de rendre à la rivière tout le plaisir qu’elle m’offre chaque jour. Et c’est mille fois plus productif qu’écrire sur les forums du net.

Aménagements piscicoles par cache à poisson sur le Luz (65) - photo aappma La Gaule Bigourdane, Fabien Abrial.

 

 

2006 : en mode compétition

 

Ma trajectoire de pêcheur à la mouche prend un virage à 90° lorsque je rencontre Julien Daguillanes en 2006. Déjà membre de l’équipe de France de pêche à la mouche à cette époque, Julien m’initie à la pêche de compétition.

Julien Daguillanes, une rencontre qui va totalement changer ma façon de pêcher

 

Je ne peux rêver meilleur professeur. Il me guide sur l’Adour, corrige mes défauts, rectifie mes dérives. Chaque année depuis 7 ans maintenant, il prend du temps pour m’expliquer et me force à la remise en question permanente. Il me fait partager son expérience, fruit d’un travail de recherche, de mise en application, de rectification, d’amélioration par touches chirurgicales. Tout est pensé, testé, réfléchi, optimisé. Des cadors, il en existe dans tous les sports. Des Julien Daguillanes, il en existe que très peu. J’ai rencontré et sympathisé avec nombre de pêcheur, personne ne m’a autant donné que lui.

 

En compétition sur la Clarée (05)

 

A cette époque, je me rends compte très vite que ce que j'ai appris jusqu'à présent à la mouche n'est qu'une base sur laquelle je dois construire. Je ne maitrise véritablement aucune des techniques de pêche à la mouche. L'avantage que j'ai, c'est que j'en ai conscience. Ma marge de progression est alors gigantesque. Mes sorties pêche se transforment alors en véritablement entrainement sportif. Je progresse à chaque saison. Et quand je me crois arrivé, une sortie avec Julien me rappelle combien la remise en question est nécessaire pour progresser encore.

 

Lors d'une manche du Championnat de France de Pêche à la Mouche de 1ère division

 

Dès lors, la pêche de compétition me prend un temps fou. J'y suis tous les vendredis après-midi pendant la saison, puis soit le samedi, soit le dimanche. Parallèlement, j'ai 2 autres activités qui me prennent beaucoup de temps : le foot avec 2 entrainements par semaine et les match le week-end, puis mon groupe de musique. Autant dire, qu'à la maison, ça commence à grincer ! Par conséquent, je délaisse peu à peu la pêche des carnassiers et ne m'autorise que quelques rares sorties lors de mes retours en Indre-et-Loire chez mes parents.

 

Silure pris du bord au poisson nageur sur le Cher (37)

 

 

2014...

 

Aujourd'hui, l’addiction est toujours là. Plus que jamais. J’ai encore tant à apprendre. Je pêche "en mode compétition" à chaque fois que je prends la canne à mouche. C'est peut être un tord mais je ne peux pour l'instant m'en empêcher. Je déclenche toujours le chronomètre avant mon premier lancer. Des fois je me dis que je suis totalement malade. C’est comme un sport de haut niveau. Un état d’esprit. Une lutte contre soi même avant d’être une lutte contre les autres. Dans la pêche, chacun trouve le plaisir où il le veut.

 

 

Depuis peu, je me remets à la pêche des carnassiers que j'avais mis de côté faute de temps. Quel bonheur de ressentir à nouveau dans le bras cette décharge si caractéristique du sandre qui aspire à la descente votre monture Drachko. Je sens que je vais replonger !

Retrouvailles !

 

 

 

 

 


 

La pêche et moi

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commentaires

JJ 25/11/2016 20:23

Bonsoir : Je viens de lire vos aventures de pêche, très ému car étant un peu plus âgé que vous j'ai moi même pêché à BRIOUX SUR BOUTONNE 79 entre 1975 et 1982. Au lycée de Melle où j'étais interne j'attendais le samedi pour aller arpenter les berges de cette formidable rivière, aussi celles des toutes les autres autour de Brioux. J'ai pris de très belles mouchetées, à cette époque comme vous je les ai toutes gardées. Depuis les années 90 je les remets toutes à l'eau. J'ai toujours cette passion pour la truite Fario qui à mon goût n'a pas le respect aujourd'hui que l'on lui doit, surtout dans les départements de rivières de plaine. Je regrette le comportement des pêcheurs congélateurs qui le jour de l'ouverture de la pêche à la truite n'ont qu'une idée le remplissage du congél et amortir sa carte. La carte de pêche n'est juste pour moi qu'un passeport nous permettant l'accès aux plaisirs de la nature. Sincèrement merci pour ce moment, je revois encore ces lieux à BRIOUX où aux alentours, ces moments de bonheurs et les joies des prises. Il faut toujours avoir à l'esprit que la truite Fario est un poisson noble qui mérite le respect de tous les pêcheurs et que les déversements en grandes quantités de truites arc-en-ciel ne correspondant car un mode de pêche congélateur.

ALMUNIA 05/08/2015 15:04

Bonjour très attentif et ému à la lecture de votre parcours , je vous félicite. Perso j'ai une une trajectoire similaire mais nettement moins plus polyvalente et qualitative que vous, axée sur la pêche de la truite et la mer. J'ai un sentiment partagé sur la multiplicité des techniques que j'ai pratiquée. Bien sur elles m'ont apporté des sensations et des plaisirs différents, mais j'ai été aussi très addict à l'achat de matériel et des sommes très déraisonnables y sont passées entre l'achat et les pertes à la revente pour s'équiper autrement . Pour finir et faire court, j'ai commencé avec la pêche aux appâts naturels et après avoir pratiquement revendu pour ne plus retomber dans l'excès, je finirai avec elle.Plaisir de retrouver une pêche faite de peu de matériel,des gestes rustiques et simples enfouis (collecte des larves sous les pierres, des sauterelles dans les prés, de suivre les mouvements d'un flotteur sur une ligne au vif cane au posé.).Je me dis finalement avec le temps que la sagesse aurait été de ne jamais quitter cette voie .Encore bravo pour votre parcours et votre habileté de pêcheur!

maman 12/03/2014 21:53

Ouaf quelle évolution!!!!!!!
En espérant qu'il y ait encore beaucoup de mentors tel que David, Laurent, Julien et Jean-Luc (pardon pour ceux que j'oublie) et tant pis si je cuisine moins de poissons -
Au moins j'ai le plaisir de les voir retourner dans leur milieu naturel d'un coup de nageoire caudale majestueux - et je me console en chantant la truite de Schubert.

Fab 15/02/2014 11:21

Super Nico, article très sympa ! Fab

nicolas 15/02/2014 22:10

Merci les gars ! Mine de rien, ce retour sur mon évolution me fait beaucoup réfléchir sur ma vision de l'halieutisme.

laurent 03/02/2014 19:06

bel article nico..

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